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20.10.2017 - Pour la petite histoire... Cendrillon

Charles Perrault (1628-1703) était, avant d’être un auteur célèbre, un Contrôleur général des bâtiments du Roi. En son temps, la fameuse « querelle des Anciens et des Modernes » faisait rage dans le monde littéraire, l’art d’écrire était dominé par le sentiment de supériorité des auteurs de la Grèce antique. Il a remis au goût du jour le genre littéraire des contes de fées et a acquis par la suite une place de choix dans la littérature universelle.

Le monde de l’Opéra ne pouvait donc pas résister au plaisir d’adapter ce conte. Et ce fut chose faite à Rome en 1817 au Teatro Valle par Gioachino Rossini pour la partition et Jacopo Ferretti pour le livret. Cependant, par rapport au conte de Perrault, le livret a pris quelques libertés : la marâtre est remplacée par un beau-père plus bête encore que cruel, la fée est ici un philosophe, le prince est nanti d’un valet, sans parler bien sûr des fameuses pantoufles de vair qui deviennent une paire de bracelets.

Composée en vingt-quatre jours et devenue un absolu chef-d’œuvre, La Cenerentola est reprise depuis sa création par les plus grands théâtres du monde entier. L’Opéra de Monte-Carlo a joué pour la première fois cette œuvre en 1955 et la propose aujourd’hui au public monégasque, dans la mise en scène mythique de Jean-Pierre Ponnelle.