Elīna Garanča
1ère partie : 40min | Entracte : 20min | 2ème partie : 50min
Depuis ses débuts dans le rôle d’Annio dans La clemenza di Tito, sous la direction de Nikolaus Harnoncourt lors du Festival de Salzbourg 2003, la carrière d’Elīna Garanča a permis à cette remarquable mezzo-soprano lettone de tracer son chemin avec un succès croissant et l’admiration de tous. Il est devenu rare à notre époque qu’une chanteuse puisse passer aussi facilement de la sulfureuse Dorabella de Mozart à la très exigeante (musicalement et artistiquement) Kundry de Wagner. Et tout cela sans négliger le belcanto romantique italien, le répertoire dramatique verdien, le monde de la mélodie et les œuvres symphoniques pour voix et orchestre et sans jamais cacher son amour tout particulier pour cette forme typiquement espagnole, entre l’opéra-comique et la comédie musicale, qu’est la zarzuela.
Une élégance évidente, une grande intelligence et une diction limpide, un timbre noble et une parfaite maîtrise de la voix qui va des registres les plus graves aux plus aigus, rendent les interprétations d’Elīna Garanča aussi mémorables sur le plan artistique que par la sensualité qui émane des personnages qu’elle incarne sur scène avec passion.
L’Opéra de Monte-Carlo est particulièrement fier de présenter Elīna Garanča dans un concert d’airs d’opéras, composé des moments marquants des plus beaux rôles de son vaste et très varié répertoire. À la tête de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, nous avons le plaisir de retrouver le chef hongrois Henrik Nánási. Il a notamment été chef d’orchestre de la Komische Oper de Berlin sous l’ère Barrie Kosky, célébrée par le public et la presse pour ses productions audacieuses et hautes en couleur.
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Mikhaïl Glinka (1804-1857)
Ruslan et Ludmila
Ouverture (orchestre)
Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
La Pucelle d’Orléans
« Da, chas nastal »
Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Samson et Dalila
« L’aube qui blanchit déjà les coteaux » (chœur) et Bacchanale
« Mon cœur s’ouvre à ta voix »
Amilcare Ponchielli (1834-1886)
La Gioconda
« Feste, pane! » (chœur)
Francesco Cilea (1866-1950)
Adriana Lecouvreur
« Io son l’umile ancella »
« Acerba voluttà ».
Giuseppe Verdi (1813-1901)
La forza del destino
Sinfonia (orchestre)
Giuseppe Verdi (1813-1901)
I lombardi alla prima crociata
«O signore, dal tetto natio» (chœur)
Pietro Mascagni (1863-1945)
Cavalleria rusticana
« Voi lo sapete, o mamma »
Intermezzo (orchestre)
« Regina Coeli… Inneggiamo, il Signor» (soliste et chœur)
Georges Bizet (1838-1875)
Carmen
Prélude (orchestre)
Chœur des cigarières (chœur)
« Habanera » (soliste et chœur)
Ruperto Chapí (1851-1909)
Las hijas del Zebedeo
Carceleras
Cinq anecdotes à découvrir avant le lever de rideau
1
Tous les cinq ans, le Festival letton de la chanson et de la danse réunit à Riga près de 40 000 choristes et danseurs, qui chantent ensemble devant des dizaines de milliers de spectateurs. Cette tradition, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, constitue l’un des piliers de l’identité nationale lettone. Grandir dans un pays où le chant collectif est si profondément ancré dans la culture n’est sans doute pas étranger à la vocation d’Elīna Garanca.
2
D’ailleurs, la musique est une affaire de famille chez Elīna Garanca. Sa mère, Anita Garanca, était professeure de chant à l’Académie de musique de Riga, tandis que son père, Alvis Garancs, dirigeait un chœur. C’est donc très tôt, dans cet environnement musical quotidien, qu’elle développe sa technique et sa sensibilité artistique.
3
Bien qu’elle l’ait longtemps refusé, voulant attendre que son instrument gagne en maturité, le rôle de Carmen est l’un des grands succès d’Elīna Garanca. Sa prise de rôle au Metropolitan Opera de New York en 2010, aux côtés de Roberto Alagna et sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, a été retransmise dans le monde entier dans le cadre de la série “Met Opera Live in HD”, projetée dans près d’un millier de cinémas.
4
Avant d’aborder les grands rôles dramatiques, Elīna Garanca s’est imposée dans le répertoire mozartien. Le rôle de Sesto dans La clemenza di Tito fut l’un de ceux qui révélèrent la richesse de son timbre, notamment lors de ses premières apparitions dans les grandes maisons d’opéra. Ce personnage partagé entre loyauté et trahison demeure aujourd’hui encore l’un de ses rôles les plus marquants, bien qu’elle ait depuis lors connu une évolution spectaculaire, abordant entre-temps les rôles les plus exigeants de Verdi et de Wagner...
5
Avant de mener une carrière internationale, Henrik Nánási a marqué la vie musicale européenne comme chef principal de la Komische Oper de Berlin. Aux côtés du metteur en scène Barrie Kosky, il y dirige pendant plusieurs années des productions devenues emblématiques pour leur énergie théâtrale et leur inventivité. Cette expérience profondément ancrée dans le théâtre lyrique fait de lui un partenaire particulièrement recherché par les chanteurs.