Calendrier
TOUS LES SPECTACLES SE JOUENT à L’OPÉRA DE MONTE-CARLO excepté les spectacles du mois de novembre
Novembre 2023
jeudi
02 novembre
20 H

Concert de chœur
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Messa da requiem
Verdi
dimanche
19 novembre
19 H (sur invitation du Palais)

Spectacle lyrique
Caruso à Monaco
mercredi
22 novembre
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vendredi
24 novembre
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26 novembre
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Décembre 2023
samedi
16 décembre
20 H (Gala)

Comédie musicale
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The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
dimanche
17 décembre
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Comédie musicale
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The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
mardi
19 décembre
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Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
mercredi
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The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
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The Phantom of the Opera
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The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
vendredi
22 décembre
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The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
samedi
23 décembre
15 H

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The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
samedi
23 décembre
20 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
lundi
25 décembre
20 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
mardi
26 décembre
15 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
mardi
26 décembre
20 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
mercredi
27 décembre
15 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
mercredi
27 décembre
20 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
vendredi
29 décembre
15 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
vendredi
29 décembre
20 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
samedi
30 décembre
15 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
samedi
30 décembre
20 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
dimanche
31 décembre
15 H

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
dimanche
31 décembre
20 H (soirée masquée)

Comédie musicale
The Phantom of the Opera
Lloyd Webber
Janvier 2024
mercredi
24 janvier
19 H (Gala)

Opéra
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Giulio Cesare in Egitto
Haendel
vendredi
26 janvier
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Opéra
Giulio Cesare in Egitto
Haendel
dimanche
28 janvier
15 H

Opéra
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Giulio Cesare in Egitto
Haendel
lundi
29 janvier
20 H

Concert de chœur
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Ein deutsches Requiem
Brahms
mardi
30 janvier
19 H

Opéra
Abonnement Soirées
Giulio Cesare in Egitto
Haendel
Février 2024
vendredi
23 février
20 H (Gala)

Opéra
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Cavalleria rusticana & Gianni Schicchi
Mascagni & Puccini
samedi
24 février
20 H

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Rolando Villazón
dimanche
25 février
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Cavalleria rusticana & Gianni Schicchi
Mascagni & Puccini
mardi
27 février
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Opéra
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Cavalleria rusticana & Gianni Schicchi
Mascagni & Puccini
jeudi
29 février
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Opéra
Cavalleria rusticana & Gianni Schicchi
Mascagni & Puccini
Mars 2024
samedi
23 mars
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Récital
Cecilia Bartoli & Lang Lang
dimanche
24 mars
15 H

Opéra
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La Fille du régiment
Donizetti
mardi
26 mars
20 H (Gala)

Opéra
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La Fille du régiment
Donizetti
jeudi
28 mars
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La Fille du régiment
Donizetti
samedi
30 mars
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La Fille du régiment
Donizetti
Avril 2024
dimanche
07 avril
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Spectacle lyrique
Abonnement Galas
Their Master’s Voice
Malkovich - Bartoli

Lloyd Webber The Phantom of the Opera

Comédie musicale
samedi 16 décembre 2023 - 20 h (Gala)
dimanche 17 décembre 2023 - 15 h
mardi 19 décembre 2023 - 20 h
mercredi 20 décembre 2023 - 20 h
jeudi 21 décembre 2023 - 20 h
vendredi 22 décembre 2023 - 15 h
vendredi 22 décembre 2023 - 20 h
samedi 23 décembre 2023 - 15 h
samedi 23 décembre 2023 - 20 h
lundi 25 décembre 2023 - 20 h
mardi 26 décembre 2023 - 15 h
mardi 26 décembre 2023 - 20 h
mercredi 27 décembre 2023 - 15 h
mercredi 27 décembre 2023 - 20 h
vendredi 29 décembre 2023 - 15 h
vendredi 29 décembre 2023 - 20 h
samedi 30 décembre 2023 - 15 h
samedi 30 décembre 2023 - 20 h
dimanche 31 décembre 2023 - 15 h
dimanche 31 décembre 2023 - 20 h (soirée masquée)
Opéra de Monte-Carlo

Musique d’Andrew Lloyd Webber (né en 1948)
Livret de Richard Stilgoe et Andrew Lloyd Webber, d’après le roman de Gaston Leroux Le Fantôme de l’Opéra
Paroles de Richard Hart, paroles additionnelles de Richard Stilgoe
Orchestration de David Cullen et Andrew Lloyd Webber
Création : Her Majesty’s Theatre, Londres, 27 septembre 1986

Nouvelle production, en coproduction avec Temple Live Entertainment Ltd 
et Broadway Italia Srl, en accord avec The Really Useful Group

Si l’on se penche sur le succès mondial du Phantom of the Opera d’Andrew Lloyd Webber,  on est en droit de se demander pourquoi cette comédie musicale, aux confins de l’opéra, n’a jamais connu de véritable production  dans l’Hexagone. Après plus de 35 années triomphales et 160 millions de spectateurs, il était temps de réparer cet oubli. Qui n’a pas frissonné à la lecture du roman de Gaston Leroux, avec son fantôme, éperdu d’amour pour Christine et dont le dépit provoquera la chute du lustre sur les spectateurs de l’Opéra de Paris ? Les lecteurs français ont été les premiers à se passionner pour ce récit, Hollywood se chargera ensuite de le populariser mondialement. Dès le début des années quatre-vingt, Lloyd Webber se penche sur ce mythe et rêve de l’adapter à la scène. Il compose une partition dont les airs inoubliables exigent extension et agilité vocales, rappelant le langage musical propre  à l’art lyrique. L’Opéra de Monte-Carlo, seul théâtre conçu par Charles Garnier en dehors de la salle parisienne où se déroule l’action, est heureux d’être l’écrin d’une série de représentations pour les fêtes de fin d’année. 

Vidéo

1 ©OMC - Simone Triacca
Maîtres d'œuvre
Musique, livret et orchestration | Andrew Lloyd Webber
Paroles | Charles Hart
Livret et paroles additionnelles | Richard Stilgoe
Mise en scène et décors | Federico Bellone
Supervision musicale | Giovanni Maria Lori
Chorégraphie | Gillian Bruce
Co-conception des décors | Clara Abbruzzese
Costumes, perruques et maquillages | Chiara Donato
Lumières | Valerio Tiberi
Conception audio | Roc Mateu
Conceptrice illusions & effets spéciaux | Paolo Carta
Direction musicale | Julio Awad
Créateurs - peintres des décors | Rinaldo Rinaldi & Maria Grazia Cervetti
Maquillage effets spéciaux | Roberto Mestroni
Associée à la mise en scène | Silvia Montesinos
Chorégraphe associée | Marta Melchiorre
Associé aux lumières | Emanuele Agliati
Programmation des claviers | Stuart Andrews
Distribution
Le Fantôme | Ramin Karimloo
Christine Daaé | Amelia Milo
Raoul, Vicomte de Chagny | Vinny Coyle
Monsieur André | Earl Carpenter
Monsieur Firmin | Ian Mowat
Carlotta Giudicelli | Anna Corvino
Madame Giry | Alice Mistroni
Ubaldo Piangi | Gian Luca Pasolini
Meg Giry | Zoe Nochi
Buquet/Troupe | Matt Bond
Monsieur Lefevre/Don Attilio/Troupe | Jeremy Rose
Le Maître de ballet/Troupe | Mark Biocca
Le Bijoutier/Troupe | Nicola Ciulla
Le Perruquier/Troupe | Luca Gaudiano
Passarino/Troupe | Antonio Orler
Le Confident/Troupe | Chiara Vergassola
Troupe | Marianna Bonansone
Troupe | Martina Cenere
Troupe | Robert Ediogu
Troupe | Stefania Fratepietro
Troupe | Arianna Galletti
Troupe | Jessica Lorusso
Troupe/Christine Daaé (29/12) | Margherita Toso
Biographies des artistes
Argument

Acte 1

Lors d’une vente aux enchères de souvenirs à l’Opéra de Paris, un vieil homme, Raoul, vicomte de Chagny, fait une offre pour une curieuse boîte à musique qui semble lui évoquer un souvenir tout particulier. On montre les restes d’un lustre et nous sommes ramenés à l’époque de la jeunesse de Raoul, lorsque le lustre était suspendu avec magnificence au plafond de l’Opéra.

Un nouvel opéra, Hannibal, est en pleine répétition. Lefèvre, directeur de l’Opéra, arrive et explique à la troupe qu’il prend sa retraite. Il présente les nouveaux directeurs, André et Firmin.

André demande à la prima donna, Carlotta, de chanter, mais une toile de fond tombe brusquement des cintres, manquant de peu de la tuer. La troupe murmure qu’il s’agit sans doute de l’œuvre du « fantôme ». Carlotta claque la porte, laissant la nouvelle production sans vedette. Les nouveaux directeurs découvrent qu’il y a eu trop d’accidents. Madame Giry, la maîtresse de ballet, remet aux directeurs une note du « fantôme de l’opéra » exigeant un salaire et une loge gratuite dans le théâtre. Meg, la fille de Madame Giry, suggère à André et Firmin que son amie et collègue danseuse Christine Daaé pourrait prendre la place de Carlotta. Christine a pris des cours de chant, mais ne peut (ou ne veut) pas dire auprès de qui. Les directeurs lui accordent une audition.

Audition et représentation se confondent et, depuis la loge des directeurs, le jeune Raoul, mécène de l’Opéra, exprime son enthousiasme pour la nouvelle étoile. Après le gala, Meg interroge Christine sur son mystérieux professeur, mais Christine ne peut que lui répondre qu’il s’agit de l’Ange de la musique à qui son défunt père a toujours promis qu’il lui rendrait visite un jour. La prestation de Christine est unanimement saluée et Raoul se rend en coulisses pour la féliciter. La rencontre se transforme en retrouvailles, tous deux réalisant qu’ils jouaient ensemble lorsqu’ils étaient enfants. Dès que Christine est seule, une silhouette apparaît derrière le miroir. C’est le Fantôme, le professeur qu’elle n’a jamais vu, son Ange de la musique.

Le Fantôme entraîne Christine dans l’obscurité au-delà du miroir et, lorsque Raoul apparaît, la pièce est vide. Christine est conduite sous l’opéra. Ils traversent un lac et arrivent au repaire souterrain du Fantôme. Celui-ci explique qu’il est compositeur et qu’elle a été sa source d’inspiration. Il lui dispense son enseignement afin qu’elle puisse chanter sa musique. Christine plonge dans un état de transe et se réveille le lendemain matin au son de la boîte à musique. Dévorée par la curiosité, Christine réussit à dévoiler le visage du Fantôme. Sa colère se transforme en apitoiement et Christine n’est pas loin de lui retourner son affection. Le Fantôme accepte de la rendre au monde du dehors. Dans les coulisses de l’Opéra, Buquet, l’homme volant, aperçoit les deux apparaître des dessous. Madame Giry lui conseille de se taire.

Entre-temps, l’Opéra a été plongé dans la confusion par la disparition de Christine. Tout le monde a reçu un message du Fantôme. Il exige que Carlotta soit remplacée par Christine dans le rôle principal de la prochaine reprise de l’opéra Il Muto. La nouvelle du retour de Christine est annoncée, mais les directeurs assurent à Carlotta qu’ils ne tiendront pas compte des exigences du Fantôme. On entend la voix du Fantôme brandir la menace d’un « désastre inimaginable ». Il Muto est donné avec Christine dans un rôle muet. La voix du Fantôme réitère ses exigences et, lorsqu’elles sont ignorées, il fait en sorte que Carlotta émette le croassement d’un crapaud au lieu de chanter. Alors que la prima donna indisposée est éloignée, André la remplace par Christine. Mais le Fantôme est encore bien présent et le corps de Buquet tombe des cintres avec une corde autour du cou. Dans le chaos qui s’ensuit, Christine s’enfuit avec Raoul afin de se réfugier sur le toit de l’Opéra. Ils conviennent de partir ensemble cette nuit-même. Le Fantôme sort de sa cachette, où il a tout entendu, et jure de se venger.

Alors que Christine et la troupe saluent, le lustre s’effondre du haut du plafond.

 

Acte 2

Lors d’un bal masqué, tous célèbrent la nouvelle année et la disparition du Fantôme. Raoul et Christine se sont secrètement fiancés. Au plus fort des festivités, une étrange silhouette descend l’escalier. Le Fantôme est de retour. Il lance à André la partition de son nouvel opéra, Don Juan Triomphant, en exigeant qu’il soit représenté. Dans les coulisses, Raoul interroge Madame Giry sur l’identité du Fantôme. Il s’agit d’un phénomène de foire qui s’est échappé, une monstruosité physique dotée d’un esprit brillant. Présumé mort, il est en fait toujours vivant, quelque part dans l’Opéra.

Raoul trouve un moyen de piéger le Fantôme en utilisant son propre opéra comme appât. Si Christine accepte de chanter le rôle principal, le Fantôme y assistera sûrement. Les portes étant verrouillées et surveillées, il ne pourra pas s’échapper. Christine accepte de coopérer à contrecœur. Les chanteurs ont d’énormes difficultés à apprendre la partition dissonante, mais leur tâche est mystérieusement facilitée lorsque le piano prend magiquement le relais et que les chanteurs, hypnotisés, commencent à chanter sans faire de fautes.

Christine se rend sur la tombe de son père. Elle sait que si elle peut se détacher de son souvenir, elle ne sera plus sous l’emprise du Fantôme. Le Fantôme lui apparaît. Son emprise hypnotique est cependant brisée par l’arrivée de Raoul. Furieux, le Fantôme leur jure vengeance.

Lors de la scène finale de l’opéra, Christine se rend compte que le Fantôme a pris la place de Piangi dans le rôle de Don Juan. À la fin de son duo, elle lui arrache son masque. Encerclé par la police, le Fantôme parvient néanmoins à s’enfuir, entraînant Christine avec lui. Le corps garrotté de Piangi est découvert.

Madame Giry accepte de conduire Raoul jusqu’à l’antre du Fantôme. Il est suivi par une foule en colère. Dans le repaire souterrain, Christine confronte le Fantôme : sa véritable difformité n’est pas son visage mais bien son âme. Raoul surgit et le Fantôme se saisit de lui. Il propose alors à Christine un choix cornélien : rester avec lui pour toujours ou regarder Raoul mourir. La foule se rapprochant de plus en plus, le Fantôme cède et leur ordonne de partir. La foule surgit dans le repaire, mais il ne reste plus du Fantôme qu’un masque blanc.

From Broadway to the Opéra

Andrew Lloyd Webber

Une popularité « magique »...

Quel est le secret de la popularité mondiale ininterrompue du Phantom of the Opera  d’Andrew Lloyd Webber ? Alors qu’à Broadway,  une série de presque 14 000 représentations  s’achève après des décennies de succès, c’est au tour d’une toute nouvelle génération de découvrir cette œuvre mythique. Il paraît qu’elle a même fait un tabac sur TikTok lors de la dernière fête d’Halloween... 

Un peu de magie a certainement joué un rôle dans ce succès. Aujourd’hui, les créa-teurs de la production s’émerveillent de la fluidité avec laquelle tout semble s’être mis en place à l’époque, en 1986. Depuis la découverte du livre de Gaston Leroux, la recherche des ingrédients nécessaires pour en faire un bon spectacle et la création de l’intrigue, des paroles, de la musique, de la scénographie et de la chorégraphie, chaque étape s’est enchaînée avec une telle fluidité qu’elle ne se produit que rarement au cours d’une vie et qu’elle ne peut certainement pas être planifiée.

 

Passion, obsession et romance

Le librettiste Richard Stilgoe explique que « quand vous devez choisir un sujet pour une comédie musicale, il y a certaines règles... afin que cela fonctionne. Fondamentalement, ce qu’il faut faire passer auprès du public, c’est le moment où les acteurs se mettent à chanter. Il faut donc qu’il y ait de la passion. Et quelque chose d’obsessionnel. Les mots seuls ne suf-fisent pas, il faut que la musique commence. Et The Phantom of the Opera raconte l’histoire d’un des plus grands obsédés de l’histoire ». 

Pour Andrew Lloyd Webber – qui se considère comme faisant partie d’une équipe qui a parfaitement collaboré dès le début – la clé du succès du Phantom tient à son essence romantique et à l’intensité de la passion qu’exprime le personnage principal : « Au fond, The Phantom of the Opera est une grande histoire de passion. C’est la profondeur de l’histoire d’amour qui m’a frappé lorsque j’ai découvert le livre dans une petite boutique de New York. La partition est desti-née à exprimer la réalité d’un amour profond et sincère. »

 

De l’opéra, en fait...

Pour les amateurs d’opéra, et parmi eux ceux qui fréquentent l’Opéra de Monte-Carlo conçu par Charles Garnier, cela n’apparaitra pas comme une surprise : bien plus qu’une comédie musicale habituelle, The Phantom of the Opera contient de nombreux éléments caractéristiques de l’opéra du XIXe siècle : un décor somptueux, une histoire remplie de fantastique avec ses coups de théâtre impressionnants, une partition quasiment symphonique, des airs digne de l’art lyrique et des duos passionnés pour des solistes aux personnages fortement incarnés. On y trouve même des coloratures !

Cette nouvelle production ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du Phantom : c’est la première fois qu’il sera représenté au sein d’une saison d’un célèbre opéra, et qui plus est dans l’un des deux seuls conçus par Charles Garnier. L’intrigant fantôme sera  certainement apaisé lorsqu’il verra que dans le doux climat de fin d’année de Monte- Carlo, sa légende se perpétue.

L'Opéra de Paris par Andrew Lloyd Webber

Pendant son illustre carrière, l’architecte Charles Garnier ne conçut que deux théâtres dédiés à l’art lyrique : l’Opéra de Paris où se déroule le roman de Gaston Leroux et l’Opéra de Monte-Carlo où la comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber, inspirée de ce récit, vous est enfin présentée.

Quiconque connaît un grand théâtre lyrique peut témoigner qu’il s’agit d’un extraordinaire labyrinthe constitué d’êtres humains et de corridors, mais l’Opéra de Paris datant du dernier quart du XIXe siècle, dans lequel Gaston Leroux a situé Le Fantôme de l’Opéra, est remarquable à tous points de vue. L’immense bâtiment a été construit selon les plans de Charles Garnier entre 1861 et 1875.. C’était un haut lieu de la politique et des factions. De la prima donna au machiniste, l’Opéra était régi par les intrigues et les rumeurs ; chacun se bousculait pour se positionner, défendre son territoire et s’efforcer d’en conquérir de nouveaux. À l’époque où se déroule le roman, l’Opéra comptait plus de 1 500 employés et possédait ses propres écuries de chevaux blancs pour la troupe de l’Opéra. Aujourd’hui, il emploie plus de 1 000 personnes et abrite deux écoles de ballet permanentes.

L’Opéra de Paris a acquis sa suprématie au XVIIIe siècle. Après la Révolution, Napoléon lui a redonné sa place de prestige dans la capitale grâce aux réformes de 1807. L’un des compositeurs les plus joués à l’époque était incontestablement Salieri, dont la musique figurait toujours au répertoire à l’époque du roman de Leroux. Salieri a connu ses plus grands triomphes à Paris avec Les Danaïdes (1787) et Tarare (1784). Il est intéressant de noter que Mozart a commencé à travailler avec Da Ponte après l’immense succès de ce dernier avec Salieri en France. En effet, Mozart n’a pas été joué à l’Opéra de Paris avant le début des années 1800, et seulement sous une forme très modifiée. Salieri a été salué comme le successeur naturel de Gluck, la principale force de l’opéra dans le troisième quart du XVIIIe siècle, et a été grandement influencé par sa musique.

Mais c’est peut-être Meyerbeer qui y a régné en maître. Ses grands opéras étaient un magistral pot-pourri d’éléments novateurs. Sa musique était accessible, sa caractérisation des personnages et des situations facilitée par sa maîtrise de l’orchestration. De plus, il aimait le grand spectacle sur scène. L’auteur de ces quelques lignes a eu le regret d’apprendre que la production de 1849 du Prophète avait été la première à inclure le patinage à roulettes comme ingrédient clé et à introduire la lumière électrique en tant qu’effet de scène. D’ailleurs, l’Opéra de Paris s’est toujours enorgueilli de ses propres innovations. Aladin (1822) d’Isouard a introduit l’éclairage au gaz sur scène.

Le chef décorateur de l’Opéra, Ciceri, était le maître de tout cela. Le spectacle et c’est tout. Dans sa préface de Cromwell (1827), Victor Hugo expliquait que la scène doit rendre aussi complète que possible l’illusion de la réalité. L’éruption du Vésuve par l’Opéra de Paris était légendaire, avec l’utilisation de véritables pierres, et les titres des opéras à eux seuls disent tout : Le Siège de Corinthe (Rossini), La Muette de Portici (Auber), Robert le Diable (Meyerbeer), connu pour l’apparition des fantômes des Nonnes et, bien sûr, Faust de Gounod, l’opéra qui sert de toile de fond au roman de Leroux. Le ballet est également un élément obligatoire de la « formule » parisienne. Il se déroulait généralement au début de l’acte III. Les messieurs pouvaient aller dîner avant d’arriver au théâtre, à temps pour voir leurs différentes jeunes « amies » évoluer dans le corps de ballet. Le Tannhäuser de Wagner avait provoqué la colère du Jockey Club parce que son ballet était placé trop tôt dans le spectacle pour la commodité de ses membres.

L’Opéra de Paris subsiste à peu près sous la même forme que celle décrite dans le roman. Il occupe un site de trois hectares et l’on peut se faire une idée de la nature dédaléenne du bâtiment si l’on considère que la salle représente moins d’un cinquième de l’espace total. Il y a plus de 17 étages, dont sept se situent en dessous du niveau de la scène ; les écuries pour les chevaux de l’opéra existent toujours. Il y a un monument à La Carlotta. Plus important encore, il existe vraiment un lac sous le bâtiment ; il fait partie intégrante de la conception, et le niveau de l’eau agit comme un lest, élevé ou abaissé, en fonction du poids que la scène doit supporter, sept étages plus haut.

 

Andrew Lloyd Webber
Compositeur

Informations pratiques

Comment se rendre à l'Opéra de Monte-Carlo ?

TRAIN

La Principauté est desservie par plusieurs compagnies de chemin de fer : SNCF TGV Grandes Lignes ; TER SUD. La gare de Monte-Carlo est ouverte tous les jours de 5 h à 2 h. L’Opéra de Monte-Carlo se situe à 10 minutes à pied de la gare (prendre la sortie haute de préférence).

VOITURE

Pour se rendre en Principauté, il est conseillé d’emprunter l’autoroute A8, sortie Monaco.
Parking du Casino : pour les représentations en après-midi, un forfait de 5 € sera accordé sur présentation de votre billet aux agents de Monaco Parking. Il est impératif d’entrer dans le parking entre 14h et 15h15 pour bénéficier de ce forfait. (Informations non contractuelles, soumises aux directives gouvernementales.)

se déplacer dans Monaco et se rendre jusqu’à l’Opéra

La Compagnie des Autobus de Monaco dessert l’Opéra de Monte-Carlo par les lignes 1, 5, 6 (arrêt Casino) et la ligne 2 (arrêts Monte-Carlo ou Office du tourisme).
La Principauté peut être parcourue à pied, en moins d’une heure. Pour prendre connaissance des différents parcours pédestres menant jusqu’à l’Opéra, n’hésitez pas à vous référer au guide Monaco Malin disponible à l’accueil de la Direction du Tourisme et des Congrès, situé en haut des jardins du Casino.

 

Où se restaurer ?

Compte tenu de la forte affluence à l’occasion des fêtes de fin d’année, nous vous recommandons d’anticiper vos réservations.

Café de Paris Monte-Carlo
Offre exclusive

Trônant sur la place du Casino, le Café de Paris Monte-Carlo compte parmi les légendes de la Principauté. Une brasserie iconique qui vous accueille à tous les moments de la journée.

Sur présentation de votre billet pour The Phantom of the Opera,  l’apéritif du jour vous sera offert !

Ouvert tous les jours
De 8h00 à 3h00
Dernière commande : 00h45
Place du Casino
T. +377 98 06 76 23

 

MayaBay
Offre exclusive

Vous aimez la cuisine fusion Asiatique ?

Les soirs de représentation, MayaBay Monaco adapte ses horaires pour accueillir les spectateurs de l’Opéra pour un dîné tardif !

Ouvert du lundi au samedi
De 12h à 1h30
Dernière commande : 23h30
Fermé les 24, 25 et 26 décembre
Soirée Spéciale le 31 “Lantern Night
Le Rocabella, 24 avenue Princesse Grace
T. +377 97 70 74 67